.: ABC du Vin :.
Appellations et Crus classés
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AJ AL AM AN AR AU AV
ARB

Arbois

Catégorie de l'appellation
Classement AOC
Date du classement 15/05/1936
Carte
Caractéristiques géographiques
Pays France
Région Jura-Savoie
Sous-région Jura
Commune(s)
  • Jura :
    Abergement-le-Grand, Arbois, Les Arsures, Mathenay, Mesnay, Molamboz, Montigny-lès-Arsures, Les Planches-près-Arbois, Pupillin, Saint-Cyr-Montmalin, Vadans, Villette-lès-Arbois.

Sol Argile, Calcaire, Marne
Superficie (ha) 864
Climat Continental
Couleurs et cépages
Couleur(s) Blanc / Gris / Jaune / Rosé / Rouge
Encépagement Chardonnay, Pinot blanc, Pinot noir, Poulsard (Ploussard), Savagnin, Trousseau
Production (hl) 41291
Dégustation
Type de vin
Température de service
Garde potentielle
Autres informations
Appellation(s) rattachée(s)
Appellation(s) de repli(s)
Site internet Site du Comité Interprofessionnel des Vins du Jura
Caractéristiques
.: ABC du Vin :.

Présentation
Appellation située à l'intérieur de 13 communes du canton d'Arbois dans le département du Jura.
Le vignoble d'Arbois fait parti du Revermont qui sépare le massif du Jura de la Bresse et s'étire sur une bande de 80 kilomètres de longueur et de 6 kilomètres de large entre Salins les Bains au nord et Saint-Amour au sud.
Le Revermont est délimité à l’est par le premier plateau calcaire du massif jurassien, d’une altitude moyenne de 550 mètres et à l’ouest, par la plaine formant la bordure orientale du fossé bressan.
Le vignoble d'Arbois est disposé sur un sol pentu de marnes argileuses mêlées de chailles issues de la falaise calcaire dominant le vignoble.
L'altitude des parcelles de vigne est comprise entre 250 mètres et 400 mètres.
Le climat est de type océanique avec d'importantes précipitations et une influence continentale due à la forte amplitude thermique.

Histoire
Le vignoble existerait dans le Jura dès la période celte (-800/200 après J.-C.) et romaine.
La présence de la vigne dans cette partie du Jura remonte au moins à l'époque de la domination romaine qui implantera la vigne ici au fur et à mesure de sa domination sur les peuples gaulois. Pline le jeune (61 ?-115?), adopté par son oncle maternel Pline l'Ancien (23-79) citerait l'existence des vins du Jura en parlant de la Séquanie ou Séquanaise (Maxima Sequanorum).
Un édit de l'empereur Probus (232-282) demande la plantation de vignes sur les collines favorables de Séquanie.
Après la chute de l'empire romain, le vignoble continue au moins d'être cultivé par les religieux pour un usage sacramentel.
Au 6ème siècle, Salins les Bains est la possession de l'abbaye d'Agaune, fondée en 515 par Sigismond, roi des Burgondes de 516 à 523.
En 942, la seigneurie de Bracon et ses dépendances (dont Salins les Bains) est donnée à Albéric ou Aubry Ier de Mâcon (885-943).
En 943, suite au décès d'Albéric, Salins les Bains est coupé en deux parties appartenant à Liétaud (Letaud ou Léotalde) II de Mâcon (915-965) et Humbert Ier (905 – 957 ?), seigneur de Salins.
En 1223, on retrouve la première mention du cépage Savagnin en Franche-Comté.
En 1237, Hugues IV de Bourgogne (1213-1272) donne la baronnie de Salins et la seigneurie d'Arlay à Jean Ier de Chalon (1190-1267).
En 1272, Jean Ier de Chalon-Arlay (1258-1315), fils du précédent, seigneur d’Arlay et vicomte de Besançon défini une réglementation du mode de culture de la vigne afin de préserver la qualité des vins.
En 1298, Philippe IV le Bel ou le roi de fer (1268-1314) achète 37 muids de vin d'Arbois pour la cour de France.
En 1395, un édit de Philippe II de Bourgogne interdit la culture du cépage Gamay au profit du Pinot noir sur l'ensemble de ses possessions afin d’améliorer la qualité des vins produits. Il était duc de Bourgogne, comte de Flandre et d'Artois, comte palatin de Bourgogne, comte de Nevers, de Rethel, d'Étampes, de Gien, de Charolais, seigneur de Salins et de Malines. Un autre édit de la même année interdit l'emploi du fumier dans les vignes comme engrais car il donne un vin jaune et gras.
Au 15ème siècle, le cépage Pinot noir est cultivé dans le Jura.
En 1620, le cépage Trousseau est cité pour la première fois dans le Jura.
En 1717, les cépages Chardonnay et Savagnin sont présents en Franche-Comté et probablement dans le Jura.
En 1731, le cépage Trousseau est cultivé dans le Jura et en Franche-Comté.
Le 21 juillet 1732, un édit du parlement de Besançon dresse une liste de quinze bons cépages autorisés. Dans l'ordre : Pulsard noir (Poulsard), Gros ou Petit noirin (Pino tnoir), Baclans (Béclan), Trousseau, Malvoisie, Pulsard gris (?), Grappenoux, Petit margillin (Béclan?), Pulsard blanc (Poulsard blanc), Sauvagnin (Savagnin), Blanc court ou brun (Gewurztraminer), Milleran (?), Luzannois ou Valet blanc (Chardonnay), Chasselard (Chasselas?). Les mauvais cépages à arracher : Menu blanc (Sacy?), Mouland (?), Moulard (Brun Fourca ?), Pourriette (Peurion), Roussotte (?), Foirard (Dameron ou Gueuche noir), Fariné ou Gauche (Fariné blanc).
Au 19ème siècle, le vignoble jurassien va connaître son apogée.
En 1827, Louis Pasteur (1822-1895), à l'age de 5 ans, s'installe à Arbois et vers 1880 il installe un laboratoire au premier étage de sa maison pour mettre au point la pasteurisation et étudier la fermentation des vins ce qui aboutira à la création de l'oenologie.
Au milieu du 19ème siècle, l'amélioration des moyens de communication (train notamment) améliore encore les ventes et le développement du vignoble jurassien.
En 1858, la Société de viticulture et d'horticulture d'Arbois, chargée de l’encouragement des bonnes méthodes de culture de la vigne et de la fabrication des vins, est créée sous la présidence de l'ingénieur Auguste Napoléon Parandier (1804-1901).
En 1874, Louis Pasteur achète le clos des Rosières à Montigny-lès-Arsures qu'il agrandit en 1879 puis en 1892 pour porter la superficie du vignoble à 47,50 ares. Il utilisera cette vigne pour mener ces études sur la fermentation des vins.
En 1888, le vignoble jurassien possède une superficie de 19384 hectares malgrè l'apparition du phylloxéra en 1879 à Montfleur (sud du département) qui ravagera le vignoble jusqu'en 1895.
Au début du 20ème siècle, la superficie du vignoble du Jura est de 7915 hectares.
En 1904, la société de viticulture d'Arbois, premier syndicat viticole du Jura, est créée.
En 1906, les vignerons d'Arbois menés par Alexis Arpin (1867-1946), secrétaire de la société de viticulture d'Arbois, décident d'une grève de l'impôt et demandent le rétablissement du droit des bouilleurs de cru. C'est une des premières manifestations des révoltes de vignerons du début du 20ème siècle. La même année, la fruitière vinicole d'Arbois est fondée.
En 1907, un autre syndicat viticole est créé, la société de viticulture du Jura.
En 1908, le syndicat de défense viticole de l’appellation d’origine du canton d’Arbois est créé. Ce syndicat délivre un certificat d'origine pour protéger la production du vignoble arboisien.
Le 26 février 1911, Alexis Arpin remet au ministère de l'agriculture un rapport afin d'obtenir la délimitation du vignoble d'Arbois.
Le 15 mai 1936 est accordé l'appellation d'origine contrôlée, c'est la première AOC créée par décret, publié le 17 mai 1936. Elle est suivie des appellations Tavel, Cognac, Cassis, Monbazillac et Châteauneuf du Pape, le même jour.
Le 31 juillet 1937, l'appellation d'origine contrôlée Côtes du Jura mousseux est créée pour les vins effervescents blancs et rosés.
Le 9 septembre 1937, la dénomination Arbois mousseux est créée pour les vins effervescents blancs et rosés.
En 1971, un décret reconnaît la spécificité de la production du village de Pupillin en créant l'appellation autonome: Arbois-Pupillin.
Le 9 octobre 1995, l'appellation d’origine contrôlée Crémant du Jura est créée.
Le 30 avril 2001, les vins effervescents des appellations d’origine contrôlées : Arbois mousseux, Arbois-Pupillin mousseux, Côtes du Jura mousseux et l'Etoile mousseux sont reversées dans l'appellation Crémant du Jura.
Depuis le passage des AOC en AOP, nouvelle catégorie européenne de vin, la mention des cépages Chardonnay, Pinot noir, Poulsard, Savagnin et Trousseau a disparu.

Les vins
Depuis 1998, la densité minimale de plantation autorisée est fixée à 5000 pieds par hectare.

.: ABC du Vin :.Blanc : rendement autorisé : 60 hL/hectare. Rendement butoir : 72 hL/hectare.
Les vins sont issus d’au moins un cépage principal (50 % minimum). Ils sont issus majoritairement de l’assemblage des cépages Chardonnay et Savagnin.
Vin sec aux arômes rappellant les fleurs (aubépine, jasmin, tilleul), les fruits secs (amande grillée, noisette, noix), les épices douces (cannelle, curry, poivre blanc) avec de l'amertume (orange amère, zeste d’agrume) et une touche minérale (pierre à fusil).

.: ABC du Vin :.Blanc effervescent : Les vins blancs effervescents produits dans l'aire d'appellation sont reversés dans l'appellation Crémant du Jura à compter du 30 avril 2001.

.: ABC du Vin :.Jaune : rendement autorisé : 60 hL/hectare. Rendement butoir : 72 hL/hectare.
Particularité de l'élevage de ce vin, celui-ci se fait sans ouillage, pour favoriser l'apparition d'un voile de levures, en fût de chêne, jusqu’au 15 décembre de la 6ème année suivant la récolte.
L'élevage sous le voile dure un minimum de 60 mois dans des caves à l’atmosphère sèche et connaissant d'importantes variations de températures durant les saisons afin de permettre au vin d’acquérir le Goût de Jaune.
La mise en bouteille s'effectue obligatoirement dans une bouteille nommée Clavelin et correspondant à ce qu'il reste d'un litre de vin après 6 ans et 3 mois d'élevage. Les vins ne peuvent pas être vendus avant le 1er janvier de la 7 ème année suivant celle de la récolte.
Le cépage Savagnin est également appelé Naturé.
Vin a la robe or, puissant aves des arômes de noix et d'épices, très long en bouche.
Nécessité d'ouvrir la bouteille 24h avant sa dégustation.

.: ABC du Vin :.Rosé : rendement autorisé : 55 hL/hectare. Rendement butoir : 66 hL/hectare.
Les vins sont issus d’au moins un cépage principal (50 % minimum).
Vin à la couleur rouge très pâle, presque corail, assez vif et vineux en bouche aux arômes fruités (fraise, prune).

.: ABC du Vin :.Rouge : rendement autorisé : 55 hL/hectare. Rendement butoir : 66 hL/hectare.
Les vins sont issus d’au moins un cépage principal (50 % minimum).
Production majoritaire de l'appellation : 70 %.
Il existe différents types de vins selon les cépages utilisés mais ceux-ci se caractérisent en vieillissant par des notes de champignon, d'humus et de sous-bois.
- Pinot noir : vin à la robe plus foncée avec des notes de fruits rouges.
- Poulsard : vin a la robe rubis claire, presque orangée, sensible à l'oxydation aux notes fruitées (prunelle).
- Trousseau : vin très coloré, tannique avec des notes de fruits rouges évoluant sur des notes animales, d'épice et de sous-bois.

.: ABC du Vin :.Paille : rendement autorisé : 20 hL/hectare. Rendement butoir : 20 hL/hectare.
Les vins sont issus d’au moins un cépage principal (50 % minimum).
Les raisins doivent être passerillés hors souche pendant une durée minimale de 6 semaines sur des lits de paille, sur des claies ou suspendus dans des locaux ventilés naturellement ou artificiellement sans dispositif de chauffage de l’air.
Les vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 novembre de la 3 ème année qui suit celle de la récolte dont 18 mois au moins sous bois.
Vin ambré, doux, assimilé à un liquoreux, aux arômes miellés de café, de fruits confits et de pruneau avec des notes caramélisées et de pain grillé.
Dernière modification: 21 Février 2017
Éditeurs: Sylvain Torchet
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