.: ABC du Vin :.
Appellations et Crus classés
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T V W Z
L' LA LE LI LO LU
LA LAD LAL LAN LAT LAV

Languedoc

Catégorie de l'appellation
Classement AOC
Date du classement 03/05/2007
Carte
Caractéristiques géographiques
Pays France
Région Languedoc-Roussillon
Sous-région Aude, Gard, Hérault, Pyrénées-Orientale
Commune(s)
  • Aude :
    Aigues-Vives, Ajac, Albas, Alet, Alzonne, Antugnac, Aragon, Argeliers, Argens, Arquettes en Val, Azille, Badens, Bages, Bagnoles, Barbaira, Bizanet, Bize-Minervois, Blomac, Bouilhonnac, Bouriège, Boutenac, Cabrespine, Campagne sur Aude, Camplong d'Aude, Canet d'Aude, Capendu, Cascastel, Cassaignes, Castelnau d'Aude, Castelreng, Caunes-Minervois, Caunettes en Val, Caves, Cépie, Comigne, Conilhac-Corbières, Conilhac de la Montagne, Conques sur Orbiel, Couiza, Cournanel, Coustaussa, Coustouge, Cruscades, Cucugnan, Davejean, Dernacueillette, La Digne d'Amont, La Digne d'Aval, Douzens, Duilhac, Durban, Embres et Castelmaure, Escales, Espéraza, Fa, Fabrezan, Felines-Termenès, Ferrals les Corbières, Festes et Saint-André, Feuilla, Fitou, Floure, Fontcouverte, Fontiès d'Aude, Fontjoncouse, Fournes Cabardès, Fraisse Cabardès, Fraisse des Corbières, Gaja et Villedieu, Gardie, Ginestas, Gruissan, Homps, Les Ilhes, Jonquières, Labastide en Val, Ladern sur Lauquet, Lagrasse, Lapalme, Laroque de Fa, La Serpent, Lastours, Laure-Minervois, Leucate, Lézignan-Corbières, Limoux, Limousis, Loupia, Luc sur Aude, Luc sur Orbieu, Mailhac, Mayronnes, Maisons, Magrie, Malras, Malves, Marseillette, Mirepeisset, Montazels, Montbrun, Montgaillard, Montirat, Montlaur, Montolieu, Montredon des Corbières, Montséret, Monze, Moussoulens, Moux, Névian, Ornaisons, Padern, Palairac, Paraza, Pauligne, Paziols, Pépieux, Peyriac de Mer, Peyriac-Minervois, Peyrolles, Pezens, Pennautier, Pieusse, Pomas, Port la Nouvelle, Portel, Pouzols-Minervois, Pradelles en Val, Puichéric, Quintillan, La Redorte, Ribaute, Rieux en Val, Rieux-Minervois, Roquecourbe-Minervois, Roquefort des Corbières, Roquetaillade, Rouffiac d'Aude, Roubia, Rouffiac des Corbières, Rustiques, Saint-André de Roquelongue, Saint-Couat d'Aude, Saint-Couat du Razès, Sainte-Eulalie, Saint-Frichoux, Saint-Hilaire, Saint-Jean de Barrou, Saint-Laurent de la Cabrerisse, Saint-Nazaire, Saint-Pierre des Champs, Saint-Polycarpe, Sainte-Valière, Sallèles-Cabardès, Salsigne, Serres, Servies en Val, Sigean, Talairan, Taurize, Termes, Thézan des Corbières, Tournissan, Tourouzelle, Tourreilles, Trassanel, Trausse-Minervois, Trèbes, Treilles, Tuchan, Ventenac-Cabardès, Ventenac-Minervois, Vignevieille, Villanière, Villalier, Villar en Val, Villar Saint-Anselme, Villardonnel, Villarzel, Villebazy, Villedubert, Villegailhenc, Villegly, Villelongue d'Aude, Villemoustaussou, Villeneuve des Corbières, Villeneuve-Minervois, Villerouge-Termenès, Villesèque des Corbières, Villetritouls.
  • Gard :
    Aspères, Brouzet les Quissac, Calvisson (en partie), Carnas, Crespian, Fontanès, Gailhan, Junas, Langlade, Lecques, Montmirat, Nîmes (en partie), Saint-Clément, Salinelles, Sardan, Sommières, Souvignargues, Vic le Fesc.
  • Hérault :Adissan, Agel, Aigne, Aigues-Vives, Aniane, Argelliers, Aspiran, Assas, Assignan, Aumelas, Autignac, Azillanet, Babeau-Bouldoux, Beaufort, Berlou, Béziers (en partie), Le Bosc, Brissac, Cabrerolles, Campagne, Cassagnoles, Castries, La Caunette, Causse de la Selle, Causses et Veyran, Caussiniojouls, Caux, Cazedarnes, Cazouls lès Béziers, Cébazan, Cessenon, Cesseras, Ceyras, Combaillaux, Cournonsec, Cournonterral, Creissan, Cruzy, Faugères, Félines-Minervois, Ferrières-Poussarou, Fontès, Fos, Fouzilhon, Gabian, Garrigues, Gignac, Guzargues, Jonquières (en partie), Lagamas, La Livinière, Laurens, Lauroux, Lieuran-Cabrières, Mérifons, Minerve, Montagnac, Montesquieu, Montbazin, Montouliers, Montoulieu, Moulès et Baucels, Murles, Murviel lès Béziers, Neffiès, Nissan lez Enserune, Nizas, Octon, Olonzac, Oupia, Paulhan, Pégairolles de Buèges, Pégairolles de l'Escalette, Péret, Pézenas, Pierrerue, Plaissan, Poujols, Poussan, Prades le Lez, Prades sur Vernazobre, Puéchabon, Puisserguier, Quarante, Roquebrun, Roquessels, Roujan, Saint-André de Buèges, Saint-André de Sangonis, Saint-Bauzille de la Sylve, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Chinian, Saint-Clément la Rivière, Saint-Félix de Lodez, Saint-Guiraud (en partie), Saint-Jean de la Blaquière, Saint-Jean de Buèges, Saint-Jean de Fos, Saint-Jean de Minervois, Saint-Nazaire de Ladarez, Saint-Pargoire, Saint-Pons de Mauchiens, Saint-Privat, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Sauvian, Sérignan, Siran, Soubès, Sussargues, Usclas du Bosc, Vacquières, Vailhan, Vailhauquès, Vendémian, Vendres, Vieussan, Villeneuve lès Maguelonne, Villeveyrac, Villespassans.
  • Pyrénées-Orientales :
    Amélie les Bains Palalda, Ansignan, Arboussols, Argelès sur Mer, Bages, Baho, Baixas, Banyuls sur Mer, Banyuls dels Aspres, Bélesta, Bouleternère, Brouilla, Cabestany, Caixas, Calce, Camélas, Canet en Roussillon, Canohes, Caramany, Cases de Pene, Cassagnes, Castelnou, Caudiès de Fenouillèdes, Cerbère, Céret, Claira, Collioure, Corbère, Corbère les Cabanes, Corneilla del Vercol, Corneilla la Rivière, Elne, Espira de Conflent, Espira de l'Agly, Estagel, Estoher, Felluns, Finestret, Fosse, Fourques, Ille sur Têt, Joch, Lansac, Laroque des Albères, Latour bas Elne, Latour de France, Les Cluses, Lesquerde, Le Boulou, Le Soler, Le Vivier, Llauro, Llupia, Marquixanes, Maureillas las illas, Maury, Millas, Montalba le Château, Montauriol, Montescot, Montesquieu, Montner, Néfiach, Oms, Opoul-Périllos, Ortaffa, Palau del Vidre, Passa, Perpignan, Peyrestortes, Pézilla de Conflent, Pézilla la Rivière, Pia, Planèzes, Pollestres, Ponteilla, Port-Vendres, Prats de Sournia, Prugnanes, Rasiguères, Reynès, Rigarda, Riunoguès, Rivesaltes, Rodès, Saint-André, Saint-Arnac, Sainte-Colombe de la Commanderie, Saint-Cyprien, Saint-Estève, Saint-Féliu d'Amont, Saint-Féliu d'Avall, Saint-Génis des Fontaines, Saint-Hippolyte, Saint-Jean Lasseille, Saint-Jean Pla de Corts, Saint-Martin, Saint-Michel de Llotes, Saint-Nazaire, Saint-Paul de Fenouillet, Saleilles, Salses le Château, Sorède, Sournia, Taillet, Tarerach, Tautavel, Terrats, Thuir, Tordères, Toulouges, Tresserre, Trévillach, Trilla, Trouillas, Villelongue dels Monts, Villemolaque, Villeneuve de la Raho, Villeneuve la Rivière, Vinça, Vingrau, Vivès.

Sol Argile, Calcaire, Grès, Schiste
Superficie (ha)
Climat Méditerranéen
Couleurs et cépages
Couleur(s) Blanc / Rosé / Rouge
Encépagement Bourboulenc, Carignan, Carignan blanc, Cinsault, Clairette, Counoise, Grenache blanc, Grenache rose, Grenache noir, Lladoner pelut, Macabeu, Marsanne, Mourvèdre, Piquepoul blanc, Piquepoul noir, Roussanne, Syrah, Terret blanc, Terret noir, Torbato (Tourbat) , Ugni blanc, Vermentino, Viognier.
Production (hl)
Dégustation
Type de vin
Température de service
Garde potentielle
Autres informations
Appellation(s) rattachée(s)
Appellation(s) de repli(s)
Site internet Site officiel de l'appellation
Caractéristiques
.: ABC du Vin :.

Présentation :
Appellation régionale englobant la région du Languedoc et celle du Roussillon en s'étendant du sud du Massif Central depuis Nîmes jusqu'à la frontière espagnole en formant un vaste arc de cercle autour de la Méditerranée.
Cette appellation régionale regroupe 18 appellations : Languedoc Cabrières, Languedoc Coteaux de la Méjanelle, Languedoc Coteaux de Saint-Christol, Languedoc Coteaux de Vérargues, Languedoc Grès de Montpellier, Languedoc La Clape, Languedoc La Méjanelle, Languedoc Montpeyroux, Languedoc Pézenas, Languedoc Pic Saint-Loup, Languedoc Picpoul de Pinet, Languedoc Quatourze, Languedoc Saint Christol, Languedoc Saint-Drézery, Languedoc Saint-Georges d'Orques, Languedoc Saint-Saturnin, Languedoc Terrasses du Larzac et Languedoc Vérargues.
Le vignoble est disposé sur des sols d'une grande diversité : argile, cailloux roulés, calcaire, grès, marne, sable et schiste.

Histoire :
La viticulture débute probablement dans la région Languedoc-Roussillon dès le 6ème siècle avant Jésus-Christ avec les phocéens qui installent un comptoir à Agde.
En juin 2013, on a retrouvé au sud de Lattes dans l'agglomération de Montpellier des traces de vinifications dans un pressoir en calcaire remontant entre - 425 et - 400 avant Jésus-Christ ainsi que des amphores contenant des résidus datant de – 500 à – 475 avant Jésus-Christ.
La diffusion du vignoble dans cette région sera effectuée par les romains lors de la conquête de la Gaule et la région prendra le nom de Gaule narbonnaise à compter de 118 avant Jésus-Christ. Elle s'étend de Vienne sur le Rhône, jusqu’aux Pyrénées.
Dès cette époque, les vins de la région s'exportent dans tout le bassin méditerranéen (Egypte, Grèce, Italie, Turquie...) depuis Sète notamment.
En 92 après Jésus-Christ, l’Édit de l’Empereur Domitien (51-96) ayant pour but de protéger la viticulture italienne, interdit la plantation de toutes nouvelles vignes et même l'arrachage de la moitié des vignes des provinces sous domination romaine.
Après la domination romaine, dès le 8ème siècle, le vignoble continuera pourtant d'exister grâce aux ordres monastiques (abbayes de Gellone à Saint-Guilhem le Désert, Saint-Sauveur à Aniane, Valmagne à Villeveyrac...).
Au 15ème siècle, Jacques Cœur (1400-1456), commissaire des États de Languedoc à compter de 1444 relance l'économie de la région y compris la diffusion de ses vins par l'exportation des produits locaux vers le bassin méditerranéen.
A partir du 16ème siècle, le vignoble va se développer dans les plaines de la région soit par le biais de petites propriétés produisant du vin pour leur propre consommation soit par de grandes propriétés diffusant un vin de faible qualité aux grandes villes de la région (Montpellier, Narbonne).
En 1600, Olivier de Serres (1539-1619) auteur du Théâtre d’Agriculture et mesnage des champs, cite les excellents vins blancs de Loudun en Languedoc.
En octobre 1666, un édit royal décidé par Colbert (1619-1683), lance le creusement du canal du Midi sous la supervision de Pierre-Paul Riquet (1609-1680). Son ouverture en 1681, sous le règne de Louis XIV, permet le développement des échanges avec la façade atlantique.
Au 18ème siècle, un arrêt royal du 27 septembre 1729 organise les modes de production et de commercialisation des eaux de vie et du vin pour la région. Une bonne partie de la production viticole est destinée à la distillation qui s'exporte vers les États-Unis et les Pays-Bas.
Dès la deuxième moitié du 18ème siècle, le Midi se retrouve planté en vignoble à la place des cultures traditionnelles comme les céréales et l'olivier. En 1791, l’Aude possède un vignoble de 29312 hectares.
Durant le 19ème siècle, le vignoble va prendre son essor de façon intensive grâce à la production d'un vin pouvant assurer les besoins des villes industrielles du nord de la France.
En 1824, le vignoble de l’Hérault possède une superficie de 97000 hectares.
En 1832, la superficie du vignoble du département de l’Aude est de 51079 hectares avec une production de 600000 hectolitres.
En 1839, la superficie du vignoble du département de l’Aude est de 57415 hectares et la diffusion des vins vers le nord de la France est assurée grâce au développement du chemin de fer avec l’ouverture de la ligne reliant Montpellier à Sète qui sera reliée à Paris à compter de 1855.
En 1856, l’oïdium atteint la région et provoque une chute de la production.
En 1859, Sète devient le premier port vinicole au monde.
En 1860, le vignoble de l’Hérault possède une superficie de 160000 hectares.
En 1863, la superficie du vignoble de l’Aude atteint 69600 hectares.
A compter de 1867, le phylloxéra fait son apparition dans la région.
En 1869, le vignoble de l’Hérault possède une superficie de 226000 hectares, c’est alors le 3ème département français en superficie de vignoble planté et sa production s’élève à 15 millions d’hectolitres de vin.
En 1878, le département de l’Aude possède un vignoble de 120000 hectares et sa production de vin en 1879 atteint 3477412 hectolitres.
Après la crise phylloxérique, la superficie du vignoble de l’Hérault chuterait autour de 47500 hectares vers 1883 pour une production autour de 2 millions d’hectolitres de vin. Chute compensée par une intense plantation dans l’Aude dont le vignoble possède alors une superficie de 145250 hectares pour une production de seulement 4484441 hectares.
En 1887, l’Aude est atteint par la crise du phylloxéra et la superficie de son vignoble chute à 91721 hectares, sa production à 1896843 hectolitres.
Dès 1888, la superficie du vignoble de l’Hérault remonte à 111471 hectares, celui de l’Aude à 102903 hectares, après que le vignoble soit replanté avec des porte-greffes américains dans les plaines du Languedoc et des cépages à très forts rendement (Aramon notamment). Le but est de produire un vin bon marché et en grande quantité afin d'alimenter la France entière. Le résultat est la plantation d'un vignoble produisant autour de 50 hectolitres par hectare en moyenne, régulièrement plus en plaines, avec des pointes de 150 à 200 hectolitres par hectare pour les vignobles implantés en zone irrigables (Camargue notamment).
1892 : la superficie du vignoble de l’Hérault atteint 163000 hectares.
1899 : le vignoble de l’Hérault possède une superficie de 188000 hectares.
L’Hérault devient alors le plus important vignoble en superficie de France devant la Gironde avec une production oscillant entre 10 et 16 millions d’hectolitres de vin.
Dès le début du 20ème siècle, les conséquences de cette production de masse vont se faire sentir, les quatre départements de l'Aude, du Gard, de l'Hérault et des Pyrénées-Orientales représentent 40 % de la production totale des vins français (colonies comprises).
La surproduction due à des millésimes d'abondance de 1904 à 1907 et à l'explosion de la production et des importations des vins d'Algérie utilisés pour le coupage des vins médiocres vont provoquer un effondrement du marché viticole (prix divisés par 4, de 20 francs l’hectolitre à 5 francs) et une forte agitation sociale dans cette région dépendant essentiellement de la production viticole.
Par la suite, ce que l'on appellera la révolte des vignerons du Languedoc, partie d’Argeliers dans l’Aude et menée par Marcellin Albert (1851-1921) abouti à la création de plusieurs lois et décrets :
Le 1er août 1905, en réponse, le gouvernement de l'époque créée une loi sur la répression des fraudes dans la vente des marchandises et falsification des denrées alimentaires et des produits agricoles (fraude sur la composition, la qualité des produits ou leur origine).
Le 6 août 1905, le parlement vote une loi sur la répression des fraudes sur les vins et spiritueux ; une réglementation du sucrage et réglemente la circulation du sucre (loi encore en vigueur actuellement).
Le 29 juin 1907 est voté une loi sur le mouillage des vins, les abus du sucrage et la déclaration de récolte. Cette loi abouti à déclarer la superficie du vignoble chaque année, la quantité totale de vin produit, l'état des stocks et à l'interdiction de la chaptalisation massive des vins.
Le 15 juillet 1907, une loi réglementant la circulation des vins et des alcools est votée.
Le 31 août 1907, une exonération des récoltes de 1904, 1905 et 1906 est accordée aux viticulteurs.
Le 3 septembre 1907, un décret défini le vin : Aucune boisson ne peut être détenue ou transportée en vue de la vente ou vendue sous le nom de vin que si elle provient exclusivement de la fermentation alcoolique du raisin frais ou du jus de raisin.
Le 21 octobre 1907 est créé le service de la répression des fraudes.
En 1910, le vignoble du département de l’Aude possède une superficie de 117900 hectares.
En 1915, le mildiou provoque une chute de la production (5224416 hectolitres dans l’Hérault, 2601153 hectolitres dans le département de l’Aude).
En 1918, la superficie du vignoble de l’Hérault est de 190000 hectares (le tiers du département), celle du département de l’Aude, 120000 hectares.
Après la première guerre mondiale le Languedoc représente le tiers de la production française de vin et va connaître jusqu'aux années 1970 une succession de crises dues à la surproduction et à la mévente de ses vins.
Le 17 mai 1951 est obtenu la première appellation Vin Délimité de Qualité Supérieur (VDQS) du Languedoc pour Quatourze suivie entre 1951 et 1955 par : Cabrières, La Clape, Collioure, Corbières, Côtes du Roussillon, Faugères, Fitou, La Méjanelle, Minervois, Montpeyroux, Pic-Saint-Loup, Saint-Chinian, Saint-Christol, Saint-Drézéry, Saint-Georges d’Orques, Saint-Saturnin, Vérargues, ainsi que Picpoul de Pinet en 1954 pour les vins blancs uniquement.
En 1960, le Vin Délimité de Qualité Supérieur Coteaux du Languedoc est créé. Il regroupe sous une même appellation régionale la totalité des VDQS de la région : Coteaux du Languedoc Coteaux de Saint-Christol †, Coteaux du Languedoc Faugères †, Coteaux du Languedoc La Clape †, Coteaux du Languedoc Picpoul de Pinet †, Coteaux du Languedoc Quatourze †, Coteaux du Languedoc Saint-Chinian †, Coteaux du Languedoc Saint-Christol †, Coteaux du Languedoc Saint-Drézery †, Coteaux du Languedoc Saint-Georges d'Orques †.
Le 24 décembre 1985 est créé l'appellation d'origine contrôlée Coteaux du Languedoc. Celle-ci comme sa prédécesseur est une sorte d'appellation régionale et regroupe les aires d'appellations suivantes : Coteaux du Languedoc Cabrières †, Coteaux du Languedoc Coteaux de La Méjanelle †, Coteaux du Languedoc Coteaux de Saint-Christol †, Coteaux du Languedoc Grès de Montpellier †, Coteaux du Languedoc La Clape †, Coteaux du Languedoc La Méjanelle †, Coteaux du Languedoc Montpeyroux †, Coteaux du Languedoc Pic Saint-Loup †, Coteaux du Languedoc Picpoul de Pinet †, Coteaux du Languedoc primeur †, Coteaux du Languedoc Quatourze †, Coteaux du Languedoc Saint-Christol †, Coteaux du Languedoc Saint-Drézery †, Coteaux du Languedoc Saint-Georges d'Orques †, Coteaux du Languedoc Saint-Saturnin †, Coteaux du Languedoc Terrasses du Larzac †, Coteaux du Languedoc Vérargues †.
En 1990, la densité minimale de plantation autorisée dans l'appellation est portée à 4000 pieds/hectare.
Par la suite, de nouvelles appellations vont s'ajouter à l'appellation Coteaux du Languedoc : Coteaux du Languedoc Grès de Montpellier † le 11 mars 2003, Coteaux du Languedoc Terrasses du Larzac † le 25 février 2005 et Coteaux du Languedoc Pézenas † le 24 avril 2007.
Le 3 mai 2007 est créé l'appellation régionale Languedoc (l'appellation Coteaux du Languedoc peut être utilisée jusqu'au 3 mai 2012) qui regroupe 18 appellations d'origine contrôlée : Languedoc Cabrières, Languedoc Coteaux de la Méjanelle, Languedoc Coteaux de Saint-Christol, Languedoc Coteaux de Vérargues, Languedoc Grès de Montpellier, Languedoc La Clape, Languedoc La Méjanelle, Languedoc Montpeyroux, Languedoc Pézenas, Languedoc Pic Saint-Loup, Languedoc Picpoul de Pinet, Languedoc Quatourze, Languedoc Saint Christol, Languedoc Saint-Drézery, Languedoc Saint-Georges d'Orques, Languedoc Saint-Saturnin, Languedoc Terrasses du Larzac et Languedoc Vérargues.

Les vins :
L'essentiel de la production s'effectue en rouge (70%).
Les vins blancs et rosés se partageant à part à peu près égale le solde de 30 %.
Densité minimale de plantation : 4000 pieds/ha.
L'irrigation est possible sous condition.

.: ABC du Vin :. Blanc :
Rendement de base : 60 hl/ha.
Titre alcoométrique volumique naturel minimum : 11,5 %.
Teneur maximale en sucres résiduels autorisée : 4 g/L.
Commercialisation possible à partir du 15 décembre suivant la récolte.
Vin aux arômes fleuris et fruités.
Température de service : 16-18 °C (61-64 °F)
Garde potentielle : 1 à 2 ans.
Encépagement : Cépages principaux : Bourboulenc, Clairette, Grenache blanc, Marsanne, Piquepoul blanc (50 % maximum), Roussanne, Torbato (Tourbat), Vermentino.
Assemblage d'au moins deux cépages dont un cépage principal ; le ou les cépages principaux doivent représenter plus de 50 % de l'assemblage.
Cépages accessoires (30 % maximum) : Carignan blanc (interdit à la plantation), Macabeu (interdit à la plantation), Terret blanc, Ugni blanc (si plantation avant le 18 mai 1998), Viognier (10 % maximum).

.: ABC du Vin :.Rosé :
Rendement de base : 50 hl/ha.
Assemblage d'au moins deux cépages dont un cépage principal ; La proportion des cépages Grenache, Lladoner pelut, Mourvèdre et Syrah représente au minimum 40 % de l'encépagement, les cépages autres que Carignan et Cinsault représentent au maximum 30 % et aucun cépage ne peut excéder 80 % du total.
Titre alcoométrique volumique naturel minimum : 11,5 %.
Teneur maximale en sucres résiduels autorisée : 4 g/L.
L'utilisation de charbons œnologiques (modification de la couleur) est interdite.
Commercialisation possible à partir du 15 décembre suivant la récolte.
Vin aux arômes fruités.
Température de service : 16-18 °C (61-64 °F).
Garde potentielle : 1 à 2 ans.
Encépagement : Cépages principaux (50 % minimum) : dont cépages obligatoires (20 % minimum) : Mourvèdre et/ou Syrah et 20 % minimum (si présence du Carignan) pour Grenache noir, Lladoner pelut.
Cépages secondaires : Carignan (40 % maximum), Cinsault.
Cépages accessoires (10 % maximum) : Aspiran (Rivairenc ou Riveyrenc), Bourboulenc, Carignan, Carignan blanc, Cinsault, Clairette, Counoise, Grenache blanc, Grenache gris, Macabeu, Marsanne, Morrastel, Piquepoul blanc, Piquepoul noir, Roussanne, Terret blanc, Terret noir, Torbato (Tourbat), Ugni blanc (si plantation avant le 18 mai 1998), Vermentino, Viognier.


.: ABC du Vin :.Rouge :
Rendement de base : 50 hl/ha.
Assemblage d'au moins deux cépages dont un cépage principal ; La proportion des cépages Grenache, Lladoner pelut, Mourvèdre et Syrah représente au minimum 40 % de l'encépagement, les cépages autres que Carignan et Cinsault représentent au maximum 30 % et aucun cépage ne peut excéder 80 % du total.
Titre alcoométrique volumique naturel minimum : 11,5 %.
Teneur maximale en sucres résiduels autorisée : 3 g/L pour les vins dont le titre alcoométrique volumique naturel est inférieur ou égal à 14 %, 4 g/L maximum pour les vins dont le titre alcoométrique volumique naturel est supérieur à 14 %.
Commercialisation possible à partir du 15 décembre suivant la récolte.
Vin a la robe grenat, tannique et puissant, avec des arômes d'épices, de gibier et de grillé. Nécessite une certaine garde avant d'être consommé.
Température de service : 15-17 °C (59-63 °F)
Garde potentielle : 2 à 5 ans
Encépagement : Cépages principaux (50 % minimum) : dont cépages obligatoires (20 % minimum) : Mourvèdre et/ou Syrah et 20 % minimum (si présence du Carignan) pour Grenache noir, Lladoner pelut.
Cépages secondaires : Carignan (40 % maximum), Cinsault (40 % maximum).
Cépages complémentaires (10 % maximum) : Aspiran (Riveyrenc ou Rivairenc), Counoise, Grenache gris, Morrastel, Piquepoul noir, Terret noir.
Dernière modification: 26 Novembre 2017
Éditeurs: Sylvain Torchet
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